J'ai écouté ce matin l'interview de François Bayrou par Jean-Pierre Elkabach sur Europe1 et je dois vous avouer que j'ai été particulièrement troublé par l'agressivité du journaliste à l'encontre du Président du MoDem. Mais ce n'est pas tant son attitude de ce matin qui m'a laissé perplexe que de la mettre en parallèle avec son incroyable complaisance vis à vis des membres du gouvernement lorsqu'il les reçoit. En d'autres termes, je comprendrais ce côté mordant s'il l'appliquait à tous ses invités. Hors, ce n'est pas le cas.
Lors de la dernière intervention de Nicolas Sarkozy à la télévision, j'avais regretté la mollesse des prestations des quatre intervieweurs de service. Il y avait une forme de complaisance qui sautait au yeux et dont le résultat fut de ne pas poser les vraies questions (notamment sur l'Outre-mer).
Alors, en écrivant cette note, je mesure à quel point il y aurait quelque chose de profondément contradictoire (et malhonnête) dans le fait de reprocher une attitude suivant la personnalité à laquelle elle s'adresse. Ce qui me choque, c'est pas tant de constater que Jean-Pierre Elkabach agresse François Bayrou en déroulant une propagande gouvernementaleinsupportable et fausse, c'est de mesurer à quel point la presse pratique une complaisance de courtisan vis à vis du pouvoir, complaisance qui implique une forme abusive de violence vis à vis des opposants.
Je vous laisse vous faire votre avis. Voilà ci-dessous le son du début de l'interview.










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