Ceci est la 2 000 ème note de ce blog. Oui, depuis le 16 novembre 2004, c'est le nombre exact de notes publiées sur cet espace. Cela fait tout drôle de s'arrêter quelques instants sur cette "production".
Loin de moi l'idée de prétendre que toutes ces notes furent de grande qualité (et c'est d'ailleurs ce qui caractérise un blog que d'être aussi perfectible que son auteur) mais je suis heureux d'avoir tenu bon et de n'avoir jamais arrêté. J'ai mille fois voulu fermer ce blog, soit parce que je n'y trouvais plus de plaisir, soit parce que mon emploi du temps m'empêchait d'y consacrer l'attention dont j'aurais aimé faire preuve quotidiennement. J'ai eu aussi l'envie d'y mettre un terme quand les trolls touchaient juste sans le savoir et me blessaient profondément. J'ai plusieurs fois détesté ce pêché de vanité que j'effleurais du clavier, j'ai souvent aussi regretté de ne pas être compris tel que je suis, le prisme des mots et de l'écran étant parfois incroyablement déformant.
Si j'ai tenu au rythme de plus d'une note par jour, c'est que cet exercice m'a finalement apporté tellement de choses que je n'ai jamais pu me résoudre à m'en passer vraiment. Cela m'a apporté professionnellement, politiquement, intellectuellement, personnellement et, vous ne le saurez jamais assez, intimement. Oui, car à travers cette écriture quotidienne, on s'expose au regard des autres, on apprend de ce regard et même si une pudeur maladive et maladroite nous empêche de le reconnaître, on grandit de ce que l'on apprend ici.
Et à vous qui lisez ces lignes, j'ai envie d'espérer que l'une de ces 2 000 notes vous aura aussi apporté quelque chose d'agréable et de fort. Ca, ce serait génial.
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